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LES ANIMAUX FANTASTIQUES

 Norbert Dagronneau (Eddie Redmayne) pourrait être qualifié de cryptozoologue, c’est-à-dire qu’il étudie les animaux « cachés », comprendre fantastiques. Nous sommes en 1926 et des années plus tard nous retrouverons son livre dans la série Harry Potter. Cet anglais arrive en Amérique pour rendre à sa liberté un de ses pensionnaires qui vivent dans son « zoo-sanctuaire » dont la porte d’accès est sa valise.

 

 

Sauf qu’en Amérique, d’une part l’élevage d’animaux fantastiques est interdit et d’autre part, nous avons affaire à une communauté de mages sous tension. Ils veulent à tout prix éviter d’être découverts par les non-mages (appelés moldus en Angleterre), alors même qu’un sorcier dissident veut les obliger à se dévoiler pour engendrer une guerre qui redonnerait leur place de dominant aux mages. De plus, une femme extrémiste, Mary Lou Bellebosse (Samantha Morton), aidée de ses enfants adoptifs Croyance (Ezra Miller) et Modesty (Faith Wood-Blagrove) veut aussi révéler ces maudits sorciers.

 

 

Norbert aura le malheur de laisser s’échapper plusieurs de ses animaux et, en plus, de ne pas « oublietter » un humain qui a tout vu, Jacob Kowalski (Dan Fogler), le mettant hors-la-loi. Il sera donc dans le collimateur de Tina (Katherine Waterston), une ancienne « Aurore », c’est-à-dire inspectrice.

 

Ce film est un divertissement pur, bourré d’effets spéciaux (voire la bande annonce plus bas), magie et animaux fantastiques obligent. Tout d’abord léger et empreint d’humour, il va peu à peu s’assombrir, pour se faire même inquiétant et flippant sur la fin. Les situations sympathiques, causes d’action dans le début, laissent place à un affrontement plus noir et dangereux.

 

Je trouve que la magie développée dans ce film, si elle est très sympathique et fun, elle est également trop puissante à certains moments (capacité de réparations, de téléportations, d’oubliettations). Elle est également presque trop présente.

 

 

Colin Farell interprète un mage américain, Percival Grave, froid, intrigant et haut placé. Un personnage intéressant que la fin… Un potentiel de l’acteur insuffisamment exploité.

Autre personnage qui retient l’attention : Croyance. Adolescent maltraité et embrigadé par une fanatique, sa dualité donne du mystère et de la profondeur à ce personnage secondaire.

 

Les animaux fantatiques

 

Côté sympathique, nous avons Tina, ainsi que sa sœur Queenie Goldstein (Alison Sudol), personnage un peu barré et télépathe. Mais celui qui attire de suite notre empathie c’est bien Jacob, ce « moldu » qui se retrouve emporté par tout cela. Un acteur inconnu pour moi qui tient parfaitement son rôle.

Enfin, et pas des moindres, nous avons le brillantissime Eddie Redmayne (Jupiter : le destin de l’univers et plus encore The Danish Girl où il est juste parfait). Et bien là aussi, il joue merveilleusement bien, un Norbert, très réservé, même timide et presque apeuré avec les humains, alors qu’il devient très à l’aise avec les animaux. Un personnage qui nous change des héros ordinaires.

 

 

David Yates (Tarzan, 4 Harry Potter) réalise avec dynamisme le scénario de J.K Rowling adaptée du roman éponyme. L’auteure à succès réussit, tout en restant dans son univers, à nous emmener loin d’Harry et de son école d’adolescents. Nous partons avec bonheur sur des personnages adultes, même si les protagonistes principaux ont quelques caractéristiques des ados : ils manquent de confiance en eux, effacés, voire soumis à l’autorité et prêts à s’émerveiller. Par contre Rowling va, apparemment, user de la même progression que dans Potter : premier épisode léger et la suite de plus en plus sombre (c’est en tout cas le schéma du premier film), car il y a 2 suites de prévues. En nous emmenant dans le passé et loin de l’Angleterre, elle réussit également à nous détacher des films et romans pottersiens, n’usant que de rares références durant le film. De plus elle nous entraîne ainsi dans de nouveaux lieux avec de nouvelles règles.

 

 

Il faut voir Les animaux fantastiques pour ce qu’il est : de la détente et du merveilleux. En espérant un peu plus d'ombre dans les prochains, la chasse aux monstres si elle n'est pas déplaisante ne doit pas se répéter.

Pour tout public, bien sûr, même si les plus jeunes (moins de 8 ans) pourront avoir quelques intenses frissons.

LES ANIMAUX FANTASTIQUES

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Tag(s) : #Chronique Cinéma

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