La vie d’Ange (Patrick Bruel), architecte célibataire va être bouleversée lorsque Gabrielle (Isabelle Carré) va entrer dans sa vie en force. Simon (Thomas Soliveres), le fils d’Ange, après avoir mis enceinte Claire (Alice de Lencquesaing), la fille de Gabrielle refuse d’assumer ses responsabilités. Gabrielle désire donc qu’Ange parle à son fils… L’ennui c’est qu’Ange n’a pas de fils… Ah si, une de ces ex lui aurait dit il y a 19 ans de cela qu’il en avait un qu’il a immédiatement refusé de reconnaître… Bref Ange n’a aucun lien avec Simon.
Face à l’acharnement de Gabrielle, Ange va céder, mais bien rien n’est aussi simple…

Adaptation de la pièce de théâtre « L’Eveil du Chameau » de Murielle Magellan, et mise en scène par Anne Giafferi, Ange et Gabrielle est une comédie romantique légère.
Gentille histoire, si elle n’est pas dépourvue d’humour, celui-ci reste en filigrane. On sourit plus qu’on ne rit. Servie pas des acteurs qui n’ont plus à faire leurs preuves et deux jeunes talentueux, certains dialogues sentent clairement le jeu théâtral.
Interressant de retrouver Thomas Soliveres dans un rôle plus riche que le gentil simplet de service. Un acteur à suivre sans aucun doute.
Le traitement de la paternité jalonne le film tout en restant très superficiel. La relation Ange et Simon (et en particulier le ressenti de ce dernier) n’est sans doute pas assez approfondie, mais évidemment nous sommes dans une comédie et pas une étude psychologique. Elle aurait pu néanmoins amener des situations plus poussées.
Quelques moments viennent nous émouvoir, comme la conclusion des relations entre le père et son fils. Et comme disent mes filles : « il est trop mignon le bébé ».
Dommage que les personnages n’évoluent guère. Ange n’arrive pas vraiment à être antipathique, ni Gabrielle belliqueuse malgré quelques gifles.

Si Ange et Gabrielle est un film sympathique, il manque malgré tout de tonus et de rythme, mais aussi de contrastes. Notre émotion reste au même niveau de bout en bout.
