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LE SOUFFLE D'ERYA, T1 : Le pacte de Raban.
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 Ardhjil Fahssar est un prêtre, détenteur de l’Obsidienne qui lui donne force et pouvoirs. Il sert le vil dieu Raban et manipule dans l’ombre le jeune Empereur Akkhar, après avoir fait assassiner son père (précédent empereur à la vraie force de caractère). Prétextant que ce meurtre était le fait des Justes du continent d’Erya, il a mené les peuples du continent d’Arkhöm (humains et les nains Dhrüzs) à envahir Erya sous le prétexte d’une expédition punitive.

Aidé d’une trahison, le roi Galaad « réussit » par stopper les forces d’invasions. Contraint à cette trêve provisoire, Akkhar n’en possède pas moins une bonne partie des terres de l’Ouest du royaume de Galaad qui n’arrive pas à s’allier d’autres royaumes.

Quand le livre commence, nous en sommes là.

 

Nous allons suivre plus particulièrement les trois membres d’une famille dans ce conflit.

En premier lieu, le fils, Hector, soldat qui a déjà brillé dans le conflit, il va partir en mission pour trouver les résistants en territoire occupé. Il doit y retrouver le chef de ceux-ci (et ancien chef des armées de Galaad que tous croyaient mort), j’ai cité Adhalbad.

Ensuite vient Balthus, le père et éminent scientifique qui est sur le point de mettre au point une arme qui pourrait donner l’avantage à Galaad.

Et pour finir Tara, fille adoptive de Balthus, scientifique également et, si elle n’a qu’un rôle mineur dans ce premier tome, je pense qu’elle est promise à bien plus.

Une des particularités de cette petite famille est leur connaissance des Eryades, un peuple qui n’est plus qu’un mythe depuis plusieurs générations sur toute la planète. Des sages…

 

Ce premier tome nous entraîne dans la résistance ainsi que dans les conflits politico-théologiques avec en trait de fond le méchant d’envergure de l’histoire : Ardhjil Fassar et Le pacte de Rhaban, titre de ce premier tome.

 

Difficile, voire impossible de trouver du mauvais dans ce premier tome.

La mise en place se fait par petites touches avec un aréopage de personnages assez marquants et charismatiques qu’ils soient principaux ou secondaires. D’ailleurs, il ne faut pas se fier à ce qualificatif de « secondaires » car le livre nous réserve bien des surprises. Les évolutions sont là, en germes, pas toujours visibles au premier abord, pour les individus, les peuples et les royaumes, bref une construction réfléchie en amont de l’écriture.

Ardhjil Fassar fait partie de ces adversaires de valeur, que l’on aime détester. Mais rien n’est simple avec cette histoire et la mésaventure qui va lui arriver (précipité par lui-même) nous amène à une situation qui enrichit encore le personnage, en l’humanisant un peu.

Les personnages sont tous des adultes expérimentés, loin des histoires d’adolescents devant se construire en une quête initiatique post-pubert… Ce qui fait du bien.

 

Le monde d’Erya est fort riche, mais plus encore, il tire très évidemment plusieurs de ses situations de notre histoire, et pourtant l’auteur est prof d’anglais, pas d’histoire.

La notion d’occupation, de trêve et de pays coupé en deux avec une zone libre nous ramène clairement à la situation française durant la seconde guerre mondiale avec les résistants, les collabos et bien sûr la majorité neutre et silencieuse.

Plus encore l’attitude du Temple, unique religion légitime du dieu bon Meredith (mais on sait que l’homme peut dévoyer la parole divine) n’est pas sans nous renvoyer au christianisme du moyen-âge, détenteur de la seule vérité et rejetant ainsi la science. Galaad s’oppose donc à ce dogme en protégeant les scientifiques, dont Balthus. Un conflit interne au pays qui s’amplifie des Justes, toléré ou plutôt autorisé par Galaad.

Là aussi les Justes font écho à l’histoire (une partie qui plus est qui m’intéresse), je parle des Bons Hommes cathares. Croyant eux aussi en Meredith, ils sont loin de l’exubérance et la richesse affichée par le Temple. Pieux, faisant preuve de modestie, ils rejettent aussi les biens matériels. Bref ils sont détestés par le Temple qui voudrait bien tous les exterminés.

Comme vous le voyez une situation complexe auquel Galaad doit faire face, il n’a pas que des soutiens. Pas plus dans le Nord que chez les Amazones chevaucheuses de Dragons qui, elles aussi font face à des conflits internes.

 

Très bon livre, je le redis et d’écriture plaisante.

Fortement conseillé donc.

Public avant tout adulte, mais pourquoi pas jeune adulte également.

 

De Cédric Michel BOUET, aux éditions L'Ivre Book, les 3 tomes sont déjà parus.

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LE SOUFFLE D'ERYA, T1 : Le pacte de Raban.
Tag(s) : #Chronique Littérature
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