Je vous ai déjà parlé du premier tome (L'appel des illustres) de cette série "le sang des princes" qui en contient deux. Mon sentiment était mitigé, il le reste avec ce second opus.
De ce tome les Austrois guidés par Lydie s'attaquent aux Spadelpiatra afin de tirer de leur griffes Mical, alors même que la raison de cette vendetta contre le peintre menée par Jana demeure inconnu. Le retour de bâton sera foudroyant pour les Austrois mais aussi pour l'ensemble des contrés, même la royauté sera mise en péril d'autant plus que l'Appel, ce mystérieux pouvoir, s'impose à certains Spadelpiatra.
Il y a beaucoup de bonnes choses dans ce roman, dense en événements ainsi que l'apparition de nouveaux personnages dont Jiani et Sylva Spadelpiatra mais aussi l'oratrice Coréa. D'autres évoqués prennent de l'ampleur comme Kmal et d'autres disparaissent sans laisser de traces.
Bien entendu le mystère qui tourne autour de Mical nous sera révélé, bien trop tardivement à mon sens et l'Appel nous explicité.
Quoique "explicité" est un bien grand mot; c'est même là mon soucis principal avec ce roman. L'auteur, Romain Delplancq maîtrise parfaitement la complexité de son monde et l'originalité de son "Appel", mais il oublie souvent que le lecteur n'a pas cette connaissance absolue de son univers.
Aussi les clefs d'entrée qu'il nous donnent sont bien trop succinctes à mon goût que ce soit sur l'organisation politique de son monde (par exemple sur le réel pouvoir politique de l'ecclésiaste ou même de la Royauté par rapport aux Illustres), le passé de celui-ci avec le fameux Hurleur et les Bersekers, le rôle des Orateurs et même dans une certaine mesure la lignée Spadelpiatra. Certes nous avons des informations sur chaque sujets, mais elles sont très brèves et données une fois pour toute (le fait que ma lecture fut décousue n'a pas arrangée ma compréhension). Au sortir, j'ai eu l'impression que de nombreux éléments me manquaient pour avoir une vue d'ensemble de la situation, d'autant que la résolution de la majorité des mystères ne se fait que dans les tous derniers chapitres.
Quant à la nature de l'Appel, je ne suis pas sûr de l'avoir totalement comprise...
Un peu déçu donc, d'autant plus que l'écriture est belle, au vocabulaire riche et que le contexte était prometteur. Peut-être qu'un lexique des pouvoirs en jeu en plus de la carte aurait apporté une aide précieuse.
Aux éditions L'homme sans Nom.

