Qui ne connait pas le conte de Blanche Neige et les 7 nains ?
Et bien n’oubliez pas tout ce que vous savez et plongez devant ce conte GRIM(M)é à la mode fantasy.
Le roi, bon et aimé de son peuple prospère, après la naissance de sa fille Blanche Neige (Kristen Stewart) et la mort de sa femme, tombe sous le charme de la perfide Ravenna, future Reine (Charlize Theron que l’on a vu dans le raté Prométhéus où seul son rôle s’en tire avec les honneurs). Le Roi le payera de sa vie. La pauvre Blanche Neige est enfermée dans un cachot jusqu’au jour où elle déjoue la vigilance de Finn (Sam Spruell), le frère de Ravenna et s’enfuit (avec un peu d’aide) jusqu’à la forêt sombre.
Mais La Reine a besoin de la force de Blanche Neige via son cœur pour alimenter sa propre jeunesse et beauté usées par sa sorcellerie. Elle passe un marché avec un Chasseur (Chris Hemsworth) qui bien sûr changera d’avis…
Rien de nouveau à l’horizon, direz-vous ? Pas du tout, nous avons déjà là, sur le même fils du conte traditionnel, un beau dégradé vers l’obscurité.
Blanche Neige et le Chasseur nous traine dans la boue et la misère du moyen-âge mâtiné de sorcellerie et d’heroïc-fantasy. Oui fantasy, car outre la magie de la Reine-sorcière, nous aurons droit à quelques créatures et à un petit côté féérique que d’aucun trouveront un brin « gentil » voir « gentillet ». Pourtant cette partie a son charme car ce film ne nie pas l’histoire originale (ni walt-disneyène) même s’il les revisite. On appréciera la touche d’humour d’un des nains dans les égouts).
Quelques beaux combats et une magie tout aussi raffinée et esthétique que l’ensemble du film aussi bien dans le village boueux que dans le « sanctuaire » (deux extrêmes).
Deux méchants magnifiquement campés : Charlize Theron en une Reine belle, perfide et mauvaise ; Sam Spruell joue un Frère froid et plus implacable qu’il ne parait à première vue. Des nains sympathiques (Ian McShane, Bob Hoskins ou Brian Gleeson) sans être des nains de dessin animé dont l’origine est très bien trouvée ancrant le film dans la fantasy.
Sam Claflin campe plutôt bien Le « prince charmant » William, ici fils de Duc, un personnage en mi-teinte justement entre le prince charmant ingénue de la tradition et le guerrier archer hors pair (clin d’œil à Légolas ?).
Quant à Blanche Neige, son casting est réussi. Kristen Stewart fait une très belle princesse à la fois fragile et forte, prête à combattre mais avec un cœur immense. Le charisme d’une future souveraine juste, bonne et forte. Bref loin de la nunuche de Twilight. Magnifique et bien assise dans son rôle en robe « Blanche Neige », sa présence s’effrite un peu en armure.
Le petit bémol (n’en déplaise à mon ainée) est (Chris Hemsworth) dans le rôle du Chasseur. Même s’il joue un homme plus mature et blessé par un passé douloureux, il manque tout de même de charisme (comme dans Thor).
La force de ce film réside dans son respect de tous les éléments du conte et sa plongée dans l’héroïc-fantasy. Un mélange étonnant et réussi même si certains n’apprécieront peut-être pas la tournure « gentil » que prend le film au deux tiers. Personnellement je pense que cela fait parti de son charme et de sa volonté de fidélité au conte des frères Grimm.
Je vous le
conseille.
Vous pouvez aussi emmener vos enfants dès 9-10 ans, toutefois en sachant que certains passages peuvent être un peu flippants pour eux (comme les contes originaux), mais il serait dommage qu’il rate l’ensemble du tableau.
Miroir, mon beau miroir….