Voilà une belle Surprise qui m’a été faite et à laquelle je ne m’attendais pas du tout.
Si j’avais vaguement entendu l’existence de ce spectacle tournant depuis quelques années, j’ignorais qu’il était en France en ce moment.
Aucun signe extérieur sur le Zénith, aussi, il a fallu que j’attende d’être à l’intérieur pour découvrir Thiller Live, brillant en lettres de feu sur la scène et d’enfin comprendre la teneur de ce cadeau (merci à ma Valentine pour cette St valentin).
A vrai dire, les trois premières chansons m’ont laissé perplexe. On démarre sur Jam puis retour sur un solo de Jackson de ses débuts.
Oui, mais, sur cet intro, c’est une sorte de copié-collé que l’on nous sert, presque à se demander si ce n’est pas un playback sur les originaux. Mais sans l’émotion de la voix de Michael et sans son charisme. Et là je me suis dis que j’allais souffrir pendant 2 heures à penser à ce que cela aurait été avec MJ sur scène et, pire, que tout cela est belle et bien fini ; Michael n’est plus. Tristesse et presque mal-être d’être là.
Puis le chanteur-présentateur se lance dans la présentation du spectacle et là, on part sur autre chose. Il ne s’agit plus d’imitations clonesques, mais d’interprétations des titres de Michael.
Six chanteurs (dont un jeune garçon et une femme à la voix soul formidable) se succéderont sur les différents titre ou plus intéressants encore se répondront sur la même chanson allant de duo au quintette.
Bien sûr, nous retrouvons les harmonies, la musique et les chorégraphies de Michael mais avec le particularisme de chaque voix et de chaque style (les notes prolongés du « bucheron » blond très rock par exemple), et les adaptations et arrangements dans la succession des pas de danse.
Si le spectacle est globalement chronologique, il fait volontairement quelques aller-retours dans le temps avec un magnifique rappel. Le public s’enthousiasme dans la première partie et explose dans la deuxième jusqu’à sur les dernières chansons en rappel.
Bien sûr, nous avons droits aux plus grands titres du King of Pop et aux chorégraphies les plus marquantes.
Réussissent-ils à faire le « penché en avant » de Smooth Criminal… je ne vous gâcherais pas l’effet en le révélant.
L’inversion de jeu dans « I just can’t stop loving you » est bien trouvé avec ses 4 « Michael ».
Les tenus « jeunes de rues » pour les danseurs évitent le copier/coller dans Beat-It, avec un duel de danses plutôt qu’un affrontement.
Bref de bonnes idées qui rendent hommage à Michael Jackson et ses frères sans chercher la copie exacte.
Quelques regrets : les transitions restent en VO et un entracte d’une demi-heure un peu trop long.
Mon premier sentiment éteint, je me suis laissé emporter par le spectacle, oubliant la mélancolie (pas tout le temps) pour profiter de ce moment hommage.
Un très beau spectacle, à voir s’il repasse près de chez vous.
Et, je n’ai pas pu résister, je suis reparti avec un gant….