Alpha & Omega met en scène Quentin Quire alias Kid Omega, jeune "anarchiste rebelle" (pléonasme !) et puissant télépathe dans ce qu'il voudrait être sa revanche contre Wolverine.
Usant de ses pouvoirs, il projette la conscience de Logan (et au passage celle d'Hisako Ichiki alias Armor) dans une construction mentale, un monde totalitariste futur au relent de Blade Runner (page 6-7). Mais voilà que la création de Quentin lui échappe et que la personnalité bestiale de Wolverine prend le contrôle de son corps.
Si l'idée de départ est intéressante, le scénario de Brian Wood s'essouffle et s'enlise, surtout du côté de l'Académie Jean Grey.
Au passage, il se glisse une erreur majeure dans celle-ci : son nombre conséquent d'étudiants. Rien que sur la première page on n'en dénombre pas moins de 21, soient 10% de la population mutante mondiale restante alors qu'en théorie, dans cette "université" ils ne sont qu'une poignée.
Côté artistique, nous avons deux équipes, celle travaillant sur la Réalité et celle travaillant sur le Concept. Deux styles très différents et je dois dire que je n'ai pas accroché sur les dessins rêches aux visages inélégants de Roland Boschi (un compatriote), alors que la réalisation du Concept par Mark Brooks (encré par Cam Smith, colorisé par Ronda Pattison) est d'une précision et d'un réalisme admirable.
Bref un album en demi-teinte qui vaut pour son idée de départ et pour la qualité visuelle des événements se déroulant dans la réalité mentale de Quire.
Intéressant, mais pas indispensable.