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L'APPEL DES ILLUSTRES.
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L’auteur, Romain Delplancq nous plonge dans un monde proche d’une Italie de la Renaissance. Un monde teinté de baroque et d’arts, mais aussi d’inventions. La majorité des secrets de ces mécanismes et automates sont détenus par les nomades Austrois, à la fois inventeurs et gens de spectacles, à la fois ostracisés et indispensables à cette société sur laquelle « règne » la famille Spadelpietra dont l’un des fils deviendra bientôt époux de la future reine du royaume. Cette illustre famille à la richesse imposante, aiment les arts, l’architecture, mais aussi exercer le pouvoir.

Loin de ces deux mondes, le jeune et brillant peintre orphelin Mical vit dans le monastère où il fut élevé. Mais lorsqu’il est mandé par la famille Spadelpietra suite à d’étranges événements autour d’une toile, son mentor, le père Dimtry fait son possible pour le soustraire à cette obligation. Une tentative qui se soldera par une fuite éperdue de Mical qui trouvera refuge auprès d’un clan Austrois lui aussi victime d’un drame.

 

L’Appel des Illustres, premier des deux tomes de la courte saga « Le sang des Princes » s’offre à nous sous l’écrin d’une très belle couverture d’Émile Denis. L’écriture de Romain Delplancq est agréable et son monde intéressant (il manque peut-être une carte) tout comme son héros dépassé par les événements qui se laissent plus porter qu’autre chose jusqu’à ce qu’un déclic se fasse en lui. Le récit se déroule en deux temps avec une élision de plus de 5 ans entre les deux.

Je dois avouer que ma lecture fut assez laborieuse sur les trois quarts du livre en partie faute d’avoir le temps suffisant pour m’y mettre longuement ce qui fait que ma découverte fut décousue. Une autre raison fut que je m’attendais à autre chose, un livre entre un univers sophistiqué à la «salauds gentilshommes » et un monde où l’art (peinture en particulier) aurait été source de magie. Si j’ai retrouvé à sa manière le premier point, rien n’apparaît du second (en tout cas pour le moment) même si clairement il y a un mystère sous-jacent. Enfin la mise en place de l’intrigue se fait en pointillés, au point qu’il m’est difficile de savoir réellement ce qu’il en est de la mystérieuse toile, des buts des Spadelpietra ou du potentiel de Mical, même à la fin du premier tome (toutefois une direction se dessine sur les derniers chapitres).

Après un départ violent, l’auteur prend son temps, nous imbibent de son monde et en particulier des Austrois. Une progression lente dont nous n’avons plus guère l’habitude (hélas sans doute), lente, mais pas dénuée d’interrogations. Le rythme s’accélère dans le dernier quart du roman, nous entraînant avec plus d’allant dans le récit et laissant supposer un second d’homme plus tonique (j’en parlerai dans quelques semaines).

 

Je reste donc mitigé sur ce tome 1, mais continue à en attendre beaucoup sur l’ensemble de la saga puisque l’intrigue prend forme, une partie des acteurs m’intéressent et le pourquoi m’interrogent. Un intérêt d'autant plus grand que l'univers de R. Delplancq fait preuve d'une réelle et rafraîchissante originalité.

Aux Editions de l'Homme Sans Nom.

L'APPEL DES ILLUSTRES.
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