Le labyrinthe est une structure de belle taille qui entoure un vaste terrain carré de végétation. C’est dans celui-ci que sont enfermés des jeunes adultes (et ados) depuis plus de trois ans au rythme de un nouvel arrivant par mois via une cage montant d’un puit. Sans aucun passé car amnésiques, les garçons (car il n’y a que des hommes) qui se retrouvent ici n’ont que pour unique souvenir leur prénom.

Sous la direction d’Alby (Aml Ameen), sans doute le premier d’entre eux, une organisation s’est mis en place avec quelques règles simples :
- Tout le monde doit travailler pour le bien de la communauté.
- Interdiction de se battre.
- Interdiction de pénétrer dans le Labyrinthe, sauf pour les Coureurs.
En effet, cette pseudo-société à la Robinson Crusoé, se subdivise en sous-groupes égalitaires (a priori) dont les Coureurs avec Minho (Ki Hong Lee). Ceux-ci sont donc les seuls à pouvoir pénétrer dans le Labyrinthe afin de la cartographier (ceux, même si celui-ci se remodèle la nuit) pour en trouver le sortie. Cette exploration ne peut se faire que de jour quand la porte d’accès à celui-ci est ouverte. Invariablement, le soir, elle se referme, ce qui est aussi bien, car le la nuit, le Labyrinthe est livré aux Griffeurs, des créatures aussi féroces que mystérieuses.
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Le film commence avec le nouvel arrivant, Thomas (Dylan O’Brien) qui très vite se fera deux amis en la personne du jeune Chuck (Blake Cooper), du chef en second Newt (Thomas Brodie-Sangster) et un ennemi, Gally (Will Poulter). Sa curiosité qui le pousse à rompre le statut quo, ainsi que le mystère qui l’entoure va bouleverser la petite communauté de survivants.
Le Labyrinthe joue entre la survie d’un groupe face à une adversité conséquente et le mystère qui entoure leur présence en ce lieu. Pourquoi sont-ils là ? Qui les a mis là ? A quelle fin ? Un petit goût de la série télé Lost (série qui a si mal finie…).
Si la prestation des acteurs n’a rien d’extraordinaire, elle reste dans le ton du film. Dylan O’Brien s’en sort plutôt bien avec un personnage plus riche que les autres ce qui lui permet d’exposer une plus large palette de sentiments. Grand bémol en ce qui concerne la voix française de Chuck, bien trop mature. Pour ce qui est de la seule fille de l’histoire, dans le rôle de Teresa (Kaya Scodelario), il me semble dommage qu’elle soit physiquement, presque un clone (physiquement) de Bella de Twilight (…).

L’histoire garde une cohérence et le suspense tient en haleine ; il est même inquiétant par moment, en particulier pour les plus jeunes (à déconseiller au moins de 10 / 12 ans). Je suis un peu plus mitigé sur la fin (provisoire) que je trouve un peu artificielle en ce qui concerne le décor et même le jeu des intervenants.
Au final, s’il n’est pas inintéressant, Le Labyrinthe ne pas tout de même pas vraiment séduit. Je reste très mitigé sur ce mélange. Si le labyrinthe et le suspens engendré par les Griffeurs et leurs actes, les personnages, les acteurs et le côté Robinson Crusoé ne m’ont pas vraiment parlé. L’exploration de la société interne et externe me manque, ainsi que la psychologie des personnages, trop oublié par l’accroche action.
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Tiré d’une trilogie littéraire de James Dashner (2009 à 2011), le Labyrinthe répond aux critères d’un genre qui me semble désormais bien établi, pour ne pas dire stéréotypé. Bref il suit un plan devenu classique, je n’ose pas dire une recette gagnante, car il ne suffit pas de réutiliser les mêmes ingrédients pour avoir un roman / film à succès. Encore faut-il y ajouter quelques épices et tour de main personnel…
Les similitudes des 3 derniers en date à succès (Hunger Games / Divergente / Le labyrinthe) peuvent se résumer à :
- Un monde d’anticipation post-apocalyptique avec une société nouvelle au nombre réduit.
- Un système de groupes (Secteurs ou Castes) avec une opposition interne (Gally pour le Labyrinthe).
- Un premier film / roman qui met en scène des jeunes adultes devant survivre (jeux, oppositions internes ou externes).
- Une suite qui les met face à un univers plus large (l’ensemble des secteurs ou le mystère à l’extérieur des murs) et face à une société dévoyée par une élite tyrannique.
- Et bien sûr une histoire d’amour potentiel (même si dans le labyrinthe Teresa et Thomas ont suffisamment de traits communs pour me faire dire qu’ils seraient plutôt jumeaux, mais je n’en sais rien).
Ce court listing n’a pas pour but de dire que ces trois romans et les films nés d’eux sont des copies les uns des autres, même si leur schéma de base est identique. Disons qu’ils répondent à une demande ou à l’air du temps, mais aussi qu’ils prennent en compte le parcours d’un adolescent.
Il commence par un monde limité à sa famille et à ses quelques amis. Il cherche à s’intégrer à un groupe auquel il peut s’identifier. Une série « d’épreuves » le conduit peu à peu à devenir adulte et à découvrir le monde extérieur à son cercle intime. Une société avec laquelle il ne sera peut-être pas en accord et qu’il cherchera à faire évoluer dans le bon sens. A cela ajouter des amitiés, des rivalités et l’amour bien sûr.
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En conclusion, les schémas décrits de ces trois films, ne sont qu’un reflet volontairement caricaturé de ce parcours initiatique par lequel nous sommes tous passés (ou nous passerons tous) plus ou moins avec autant de variantes possibles dans les détails qu’offrent Hunger Games, Divergente ou le Labyrinthe et peut être The Giver (j’en reparlerai sans doute).
