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CRIMSON PEAK
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Début du siècle, l’Américaine Edith Cushing (Mia Wasikowska) tombe sous le charme de l’Anglais Sir Thomas Sharpe (Tom Hiddleston), en quête de partenaire financier pour construire sa machine minière afin de valoriser les argiles rouges de ses terres. Soupçonnant le lord de quelques manigances, le père d’Édith, Carter Cushing (Jim Beaver) enquêtera et tentera de briser cette romance. Néanmoins, Édith finira par suivre Sir Thomas sur son domaine où il vit en compagnie de sa troublante sœur Lady Lucille Sharpe (Jessica Chastain), sans tenir compte de l’avertissement que lui avait prodigué il y a des années le fantôme de sa mère « méfie-toi de Crimson Peak »…

Cette escapade anglaise va très vite tourner au cauchemar…

                

Le réalisateur et coscénariste Guillermo del Toro, revisite le mythe de Barbe Bleue avec un souci de l’esthétisme qui frise le magistral. Outre la qualité des décors et des costumes du début du siècle ainsi qu’une luminosité en adéquation, cette virtuosité de l’ambiance atteint son paroxysme dès que l’on arrive au domaine de Crimson Peak.

Le manoir anglais est inquiétant un souhait. Non seulement il tombe en ruine (le toit au-dessus du vaste hall d’entrée est quand même effondré), mais on en ressent le froid, le moisi et la décrépitude. Les images jouent avec le rouge de cette argile dans laquelle s’enfonce peu à peu la vieille bâtisse et qui suinte par tous les pores de la maison, la teintant de sang. Lorsque l’hiver s’étendra sur la colline déserte avec cette neige qui peu à peu va également se teindre d’écarlate, l’esthétique en rouge et blanc se renforce encore pour un inquiétant et très stylisé final.

Le casting est parfait, en particulier du côté des intrigants Sharpe.  Jessica Chastain campe à la perfection la beauté glaciale de Lucille alors que Tom Hiddleston incarne un personnage ambivalent, encore plus ambiguë que son Loki (quasiment le seul élément intéressant de Thor 2). Il est parfait en Lord anglais.

                    

Si le film est réussi et a indéniablement un côté horrifique, il manque toutefois de tension. La scène d’introduction me semble d’ailleurs dommageable pour celle-ci ; la voix off de Lucille sans le visuel aurait sans aucun doute était bien plus efficace, permettant de conserver un vrai suspens.

Une magnifique ambiance gothique.

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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