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THE REVENANT
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Voilà un magnifique film qui fait froid dans le dos et à plus d’un sens, mais avant d’en parler un peu, mon traditionnel « si vous avez raté le début… », tout en évitant les spoils bien sûr.

Hugh Glass (Leonardo DiCaprio) est un « trappeur » qui fut marié à une Indienne avec laquelle il a eu un fils Hawk (Forrest Goodluck). Tous deux servent de guide à un groupe de trappeurs partis dans une zone sauvage éloignée pour tuer pas mal de bêtes et récupérer des peaux. Ils tombent plutôt mal puisqu’une tribu indienne, les Arikaras (autre que celle de la mère de Hawk et plus belliqueuse), est à la recherche de l’une des leurs (fille du chef ?) enlevée par un groupe de cowboys. Ignorant qui sont les kidnappeurs, ils attaquent tous les colons qu’ils croisent. Ils agressent donc l’équipe guidée par Glass et nous assistons à un véritable massacre.

             

Quelques survivants s’échappent et fuient les assaillants dans la nature. Ils sont guidés par Glass et son fils. Hélas, le premier va croiser la route d’une mère grizzly qui va littéralement ravager le trappeur. Os cassés et peau / muscles profondément déchirés sont au rendez-vous. Si le chef du groupe Andrew Henry (Domhnall Gleeson) oblige les survivants à emmener le mourant avec eux, face à la montagne, il sera obligé de le laisser en arrière à la garde de volontaires, dont l’antipathique John Fitzgerald (Tom Hardy) persuadé par une belle prime et le jeune Bridger (Will Poulter) plus idéaliste.

Cependant, les Indiens rôdent toujours. Cette pression psychologique aura raison des gardiens de Glass qui finiront par l’abandonner, agonique, pour tenter de retourner au campement de base (un fort). Hélas pour eux, Glass a survécu, il va affronter la nature et quelques autres menaces pour se venger des responsables…

                         

Adaptation d’un roman éponyme de Michael Punke, l’adaptation et la réalisation ont finalement échu à Alejandro Gonzales Iñarritu avant d’être passées entre les mains de trois autres cinéastes.

Je ne sais pas ce qu’en auraient fait les autres, mais il faut bien dire que le film est très bien réalisé. Outre le montage efficace, les prises de vue alternent entre diverses options avec un certain brio. Des champs larges pour nous faire profiter des paysages qui peuvent alors se dévoiler juste magnifiques ou parfois angoissant. Des plans rapprochés pour l’émotion aux côtés des protagonistes (sans être des plans serrés à la Lelouche). Des caméras positionnées en retrait et d’autres où nous plongeons au cœur de l’action (comme dans le premier affrontement plus hard que Braveheart).

                                      

Un film qui se veut réaliste dans les décors, les costumes et les modes de vie, durs, sales et rêches. Un vrai plus pour moi tant le film nous immerge dans une époque.

Quant à la dureté de certaines scènes, elle est réelle d’autant qu’il s’agit de violence réaliste (pas comme les giclées de sang de Deadpool par exemple). L’attaque des Arikaras dès le début est réellement éprouvante d’autant qu’elle est filmée dans l’action. Quant au « duel » contre l’ours, le plus effrayant, pour moi, est surtout les plaies qui en résultent.

L’oppression initiée dès le début du film va perdurer et nous poursuivre durant les 2 heures et demie de celui-ci. L’homme seul face à la nature, perdu au milieu de nulle part donne le la à cette ambiance lourde.

                                            

Et bien sûr, il faut avouer que la prestation des acteurs et en particulier (mais pas que) de Léonardo Dicaprio est remarquable d’autant qu’il passe une partie du film sans pouvoir parler (gorge détériorée oblige). Un Oscar LARGEMENT mérité tant cet acteur fait partie des grands de notre époque. Notons aussi la qualité de jeu de Will Poulter qui a un visage assez caractéristique qui pourrait le cantonner à d’autres rôles. Il fut (et sera à nouveau) le désagréable Eustache de Narnia et Gally dans Labyrinthe (série de films qui ne m’a absolument pas séduite). Il montre là qu’il peut élargir sa gamme de personnages tout en restant crédible.

              

Au final, un film à ne pas rater même s’il est dure et peut être impressionnant (âmes sensibles s’abstenir). Bon scénario, bien mené, bien joué, il mérite largement ses 9 nominations et ses 3 oscars (Réalisateur, acteur, photographie).

THE REVENANT
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Comme vous le savez, me piquant d'écriture, je dois dire que ce film avec l'aspect réaliste de ses décors et costumes m'a fourni une belle source d'inspiration pour le roman "La geste du Tisserand", fantasy dans le Monde d'Orobolan que je suis entrain de terminer d'écrire. Sortie prévue en 2017.

Liens vers : le site consacré à mes romans

                    le site consacré à Orobolan

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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