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WARCRAFT, le commencement.
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« Attention sûrement du lourd ! Du bien craignos, genre bastons et… Bastons ! Mais bon, Warcraft, c’est quand même de la fantasy et puis sans doute un incontournable » : c’était à peu près mon opinion avant de visionner le film. Genre « j’y vais ou pas ? ». Bon le reste de la famille veut le voir, alors go !

Et bien, j’ai bien fait, car j’ai passé un agréable moment et ce n’est pas que du combat !

Ce qui prouve qu'il faut fuir les "a priori" !!

 

L’univers des Orcs se meurt. La végétation flétrit, les animaux se font rares et le sol devient désertique. La seule échappatoire est la magie du sorcier Gul'dan (Daniel Wu). Une magie bien sombre, se nourrissant de l’énergie vitale aux effluves verdâtres mais qui peut ouvrir un passage vers un autre monde à envahir, en l’occurrence le royaume d’Azeroth.

Vu comme cela, le scénario pourrait faire peur, cependant, tout n’est pas si simple. Un orc, Durotan (Toby Kebbel), très jeune père de famille, chef d’un petit clan (perdu au sein de la horde) s’en vient à douter de leur action. Une demi-orc esclave, Garona (Paula Patton) se retrouve prisonnière des humains et va se rendre à leurs arguments. Un ex-apprenti mage humain Khadar (Ben Schnetzer) flaire quelque chose d’étrange. Un guerrier veuf, Anduin Lothar (Travis Fimmel), chef de file compte protéger son fils lui aussi chevalier. Un roi, Llane Wrynn (Dominic Cooper), qui ne sait pas quelles décisions prendre, Lady Taria (Ruth Negga) une épouse dévouée au royaume et sœur de Lothar, et un mage protecteur Medivh (Ben Foster) retiré qui revient sur le devant de la scène pour sauver le royaume.

                        

 

Avant tout, je tiens à préciser que je ne joue par à Warcraft – jeu qui, pour moi, se résume à de la stratégie militaire type wargames, mais je me trompe sans doute. Je ne sais donc pas si le film adapte le jeu ou les personnages.

 

J’ai apprécié que le scénario s’intéresse aux personnages et esquisse pour certains un passé aux apparences complexes (Khadar en particulier). Même si on va retrouver quelques stéréotypes, ils prennent du volume (pas tous cependant). L’ambigüité de plusieurs personnages enrichisse le film.

             

Le fait que les orcs ne soient pas des bourrins (pour les principaux personnages en tout cas) apporte un plus. Ils ne sont pas que des « mauvais à frapper » mais des personnes comme le démontre parfaitement la famille de Durotan.

Glu'Dan est clairement un opposant à la hauteur, sans pitiés et sans scrupules. Le fait qu’il ne soit pas qu’un sorcier sombre, mais aussi potentiellement un combattant est bien trouvé.

Paradoxalement, ce sont les humains qui sont les plus lisses et donc les moins intéressants en ce qui concerne leur caractère. Le roi Llane Wryn manque clairement de charisme et de détermination, sauf à la fin. Son épouse Lady Taria est plus riche, même si son altruisme peut-être un peu « gentil ».

             

Le scénario réserve des surprises, des morts tragiques (même si certaine sont prévisibles), des trahisons et une fin en demi-teinte vraiment intéressante. La référence biblique messianique est par contre un peu gonflante.

Quant aux conséquences de la magie des orcs (la sombre magie), elle me rappelle nettement (à l’identique quasiment) le principe qui avait été développé, il y a fort fort longtemps par Donjon et Dragon dans le monde (jeux et roman) Dark Sun. Elle n’en reste pas moins intéressante.

          

Si j’ai apprécié la mise en image de la magie (en particulier humaine avec ses aspects géométriques et arithmétiques), le golem d’argile est raté (même s’il ressemble à de l’argile pas sèche). De même, alors que les orcs ont un look travaillé et sale, à l’opposé, les humains font trop propres sur eux, limite série B par moment (genre Xéna et autres Hercule). Bien entendu je comprends que cette différence de visuels soit volontaire, pour bien marquer les spécificités des deux peuples, mais elle est sans doute exagérée.

 

Côté acteurs, la qualité d’interprétation est inégale. Ben Foster ou Dominic Cooper ne m’ont pas conquis, Ben Schnetzer est inconstant (son personnage vogue entre intérêt et série télé), Toby Kebbel est plus convaincant qu’Anduin Lothar.

            

Bien entendu, le film est parsemé de nombreuses scènes d'actions, plus ou moins épiques (contre le golem, c'est pas top) qui avec les changements fréquents de lieu, dynamisent le film.

                  

Au global, Warcraft le commencement (et oui, il y aura une – des – suite) est un film agréable qui a clairement une atmosphère de Jeu de Rôle. Si l’esthétique et les personnages sont inégaux, il faut admettre que pour un film d’héroic-fantasy, il s’en sort plutôt correctement.

WARCRAFT, le commencement.
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Tag(s) : #Chronique Cinéma
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