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INDEPENDENCE DAY : RESURGENCE
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20 après « Independence Day », innovant pour l’époque, Resurgence en est une suite bien moins innovante.

 

Rappelez-vous il y a 20 ans nous subissions une invasion extraterrestre (et pas de gentils E .T) avec d’immenses vaisseaux trônant au-dessus de nos capitales qu’ils ont ravagées largement, nous gratifiant de quelques scènes de destructions massives d’anthologie avec effets spéciaux à l’appui. Heureusement quelques courageux et ingénieux Américains incarnés par Will Smith, Bill Pullman et Jeff Goldblum avaient anéanti le vaisseau mère, nous sauvons in extremis.

 

L’histoire s’était arrêtée là, enfin c’est ce que nous pensions. Des extraterrestres demeurant sur Terre, ils ont été pourchassés et emprisonnés. Nous avons analysé et utilisé une partie de leur technologie pour moderniser nos équipements et, dans une union sacrée des peuples face à une menace externe, nous nous sommes préparés à les recevoir si jamais ils revenaient. Et ils reviennent avec un unique vaisseau, le « super-vaisseau mère » grand comme 5 fois la France pour anéantir notre planète (genre Galactus dévoreur de monde). Heureusement les peuples unis (en fait surtout des Américains associés d’un Africain et d’une Française) vont s’opposer à eux aidés d’un « allier » inattendu.

Destructions massives et actions sont au rendez-vous…

 

Ce film se veut un divertissement familial, aussi il évacue toute mort directe d’humains, et ce malgré l’anéantissement de vastes territoires. Pas une goutte de sang rouge, un seul cadavre humain et une violence minimaliste. Bref un film tout public ou presque (peut-être pas pour les petits tout de même).

                   

Si le personnage incarné par Will Smith est mort entre les deux épisodes dans un bête accident de vaisseau du fait que l’acteur était – dit-on – trop cher, nous retrouvons Roland Emmerich à la réalisation ainsi que la plupart des acteurs du premier film.

Bill Pullman incarne donc à nouveau l’ex-président J. Whitmore, pas aussi sénile qu’il n’y paraît et toujours aussi héroïque, voire plus. Sa fille Patricia Whitmore (Maika Monroe) a grandi également et est amoureuse du nouveau héros de l’histoire Jake. Son rôle, lien entre divers personnages est une accumulation de clichés. Tout aussi héroïque que son père… que tout le monde, en fait.

       

J’ai retrouvé avec plaisir Jeff Goldblum, même si son personnage de David Levinson a perdu en intérêt, devenant moins fouillé que dans le premier.

Parmi les nouveaux venus, notons Charlotte Gainsbourg, peu dynamique, incarnant le Dr Catherine Marceaux, une sorte de psychanalyste. Personnage effacé, sans grand intérêt tant il apporte peu à l’histoire.

   

Deobia Oparei, rejoint le casting pour jouer Dikembe, un chef militaire africain qui est, à mon sens, à la limite de la caricature primaire, rabaissant très vite le personnage à un second rôle de brute à sagaies.

                     

Étonnement, Dylan Hiller (Jessie Usher à l’interprétation correcte) l’autre personnage de couleur avec un rôle d’importance cède rapidement la tête d’affiche (c’est tout de même le fils du héros qu’incarnait Will Smith) à Jake Morrisson qui, au final, tire le rôle le plus marquant du film. Incarné par Liam Hemsworth, ce gentil rebelle, petit ami et « grand frère » (saluons au passage Travis Tope dans le rôle de Charlie) est d’autant plus attachant qu’il est le personnage le plus travaillé avec un jeu qui convient au caractère entre léger et sérieux de Jake.

     

Au même titre que « Le monde de Dori » ou « le Réveil de la Force », Independence Day : Resurgence est entre la suite et le remake tant la ligne de base est identique à l’épisode 1. Il faut tout d emême reconnaître qu'avoir vu le 1 permet d emieux situer certains personnages (leur donnant plus d'épaissuer du même coup).

Roland Emmerich joue la surenchère, plus gros, plus fort, mais nous sert malgré tout un pétard mouillé, combinant de multiples styles sans jamais exploiter chaque style suffisamment. On n’a quand même un mixte de film catastrophe, d’invasion, une touche de Starship Trooper, de Godzilla (si ! si !), de cosmos 99 (l’intérieur de la base lunaire), d’Alien, de X-files, de 2001 (la sphère a un petit côté HAL ?) et même une musique qui a un petit air de Star Wars (le premier assaut sur le vaisseau).

       

À vouloir être familiale, le côté film-catastrophe tombe à plat faute de victimes visibles ou empathiques. La survie tellement improbable d’un personnage frappé par les effets délétères de l’arrivée du vaisseau ennemi en devient même ridicule, tout comme l’est le personnage du Dr Brakish Okun (Brent Spiner). Même s’il a visiblement le rôle du comique de l’histoire, trop c’est trop.

Le tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil des terriens est quelque peu épuisant … Mais familiale.

 

Dans cette débauche de personnages et d’actions, le film oublie quand même grandement les personnages qui ont plus le rôle de pions sur l’échiquier d’un scénario qui donne la part belle à l’action, la fiction et les effets spéciaux.

          

J’ai tout de même apprécié quelques points. Par exemple que le scénario tienne compte du passé de l’histoire et donc que les terriens aient évolué avec la nouvelle technologie et dans l’objectif d’être prêt au cas où. Il y a également quelques belles scènes de combats aériens et le personnage de Jake est plutôt sympa.

 

Au total, j’ai été à peine séduit par ce film qui manque d'empathie et j’ai bien peur que la suite sous-entendue fasse pire.

INDEPENDENCE DAY : RESURGENCE
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Tag(s) : #Chronique Cinéma
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