Le réchauffement climatique provoqué par l’homme a engendré des catastrophes climatiques à répétition. Face au constat qu’il était trop tard pour revenir en arrière, il n’y avait plus qu’à trouver une solution pour contrôler le climat, c’est ce qu’a fait l’ingénieur Jake Lawson (Gerald Butler) grâce à une alliance mondiale. Une horde de satellites entoure depuis plusieurs années notre planète pour bloquer tout phénomène dangereux. Ils sont sous le contrôle des États-Unis le temps que tout soit au point et donc les rênes vont bientôt être remises à un organisme international.

Petit problème, des dérèglements répétés provoquent depuis peu des catastrophes mortelles. Le président américain, Andrew Palma (Andy Garcia) ordonne donc à son bras droit Léonard Dekkom (Ed Harris) de régler le problème. Celui-ci choisit de faire revenir Jake sur le projet d’où il avait été licencié par son propre frère cadet Max Lawnson (Jim Sturgess) à cause de ses conflits répétés avec l’autorité.
Commence alors une course contre la montre pour stopper les défaillances de la machine…
Le film est présenté comme un film catastrophe et il en est un en quelque sorte, même si la bande-annonce nous a présenté une bonne partie des meilleures scènes catastrophes. Le problème est que, mis à part pour Cheng Long (Daniel Wu), les victimes ne nous accrochent pas vraiment d’où une absence d’émotions. Les destructions deviennent donc juste des effets spéciaux, certes impressionnants, mais dénués de passions. Des morts sans violence, ni réelle terreur, et des survivants ridicules ou trop mignons (le chien sera sauvé…).

Les acteurs ne relèvent guère le niveau, incarnant des personnages un peu fadasses, oubliés du scénario qui a voulu donner plus (trop) de place aux effets spéciaux. Max semble sans cesse à la limite de la dépression ou des larmoiements, Jake assez classique et Ute Fassbinder (Alexandra Maria Lara) est presque invisible. Abbie Cormish en Sarah Wilson, un agent de la sécurité du président s’en tire un peu mieux.

Le fait que le film dérive largement sur une enquête de type espionnage industriel le sauve quelque peu, faisant passer au second plan le principe d’un film catastrophe. Quelques rebondissements sont donc à attendre quant au responsable de tout cela. Le traitement de l’histoire aurait mérité d’être plus sombre et d’éviter le consensuel du tout public pour prendre de la hauteur.

Un film qui n’a rien de mémorable sur lequel nous passerons donc vite.

