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DUMBO, un film pour planer ?
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Dumbo le dessin animé

Qui ne connaît pas l’histoire de Dumbo, cet éléphant d’Inde aux oreilles bien trop longues qui vont lui permettent de voler ? Pour ma part, je dois dire que ce n’est là quasiment que le seul souvenir que j’ai du Disney  (qui date tout de même de 1947), si ce n’est la souris qui l’accompagne, les corbeaux, la plume, la séparation d’avec sa mère et quelques autres scènes très floues dans mon esprit.

 

Tim Burton s’attache donc au remake.

 

Le début me semble assez similaire. La mère de Dumbo est achetée par un cirque dirigé par Max Medici (Danny De Vito). Elle mettra au monde le petit Dumbo… aux oreilles ridicules. Ici pas de souris pour lui venir en aide mais deux enfants : Milly (Nico Parker) et Joe (Finley Hobbins). Leur père Holt Farrier (Colin Farrel) est un ancien montreur de chevaux qui revient de la guerre avec un bras en moins. Il se voit attribué le dressage des éléphants. Malheureusement pour Dumbo, sa mère sera revendue, mais heureusement pour Dumbo, les deux enfants découvriront sa capacité de voler (avec une plume toujours).

A mon sens, là s’arrête la reprise et ensuite, nous partons dans de l’inédit avec V.A Vandevere (Michael Keaton), créateur d’un (du premier ?) parc d’attraction qui a eu vent de Dumbo et veut le voir s’envoler dans son parc, quitte à acheter l’ensemble du cirque pour cela et de faire de Medici son « associé ».

 

Dumbo

 

Le début, bien que sympathique, a clairement un côté enfant, plutôt ennuyeux pour un adulte, même si le retour de la guerre d’Holt apporte un peu de maturité à l’ensemble. Par contre, à partir du moment où Vandevere met son grain de sel, l’ensemble décolle et fixe notre attention – même celle des adultes donc.

 

Dreamland

 

D’une part, l’atmosphère change, devenant un peu moins « gentil ». D’autre part, la touche Tim Burton prend réellement son ampleur à notre arrivée dans le parc avec une esthétique qui lui ressemble et qui me plaît.

L’histoire prend plus de corps et surtout sous le verni de l’histoire, la satire pointe son nez. Ainsi le parc d’attractions, créés pour le plaisir, peut très vite se comparer à l’industrie commerciale en quête de rentabilité, déshumanisant et écrasant le petit, plus proche, plus empathique avec son public / sa clientèle.

Il est aussi possible de voir à travers Vandevere, une parodie peu aimable de Walt Disney qui devient plus un homme d’affaires qu’un amuseur par conviction. Personnellement, je pense qu’il faut aller au-delà de la personne et de voir plutôt en Vandevere une incarnation de la société Disney actuelle qui a quand même racheté Marvel et Star Wars en faisant une puissance du divertissement sans pareil et recordman des bénéfices, pas toujours avec une qualité suffisant selon les fans (de Star Wars en particulier).

Cerise sur le gâteau, retrouver DeVIto ou Keaton, même s’ils ne sont pas poussés à leur maximum, eux qui furent ennemis dans Batman le Défi de Tim Burton (1992).

 

DeVito & Keaton

 

De l’action, un peu d’humour (mais pas tant que ça), de la satire, beaucoup de bons sentiments (forcément) et un concept graphique à la Tim Burton font de ce film une réussite qui plaira aux petits et à pas mal de grands si peu qu’ils laissent parler l’enfant en eux.

 

Dumbo

 

DUMBO, un film pour planer ?
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Tag(s) : #Chronique Cinéma
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