Un mot rapide sur « Les Perles d’Allaya » premier tome d’une série mettant en scène Munde Shavapan, héros du Dashan.
Le personnage et le récit m’ont séduit par leur côté brut que je rapprocherai d’un Conan où les poings sont plus efficaces qu’une longue réflexion. Un récit de fantasy sans prise de tête, comme un retour aux sources d’un genre barbare.
Munde est le héros invincible ou en tout cas invaincu jusqu’à présent d’un peuple et d’un puissant Radja. Un vaillant défenseur de la justice et de la loi qui pourtant se lasse de son rôle. Pactisant avec un radja inférieur, il met en place une quête pour « l’honneur du Dashan », aller récupérer les perles de la déesse d’Allaya au fin fond d’une forêt inconnue et fort protégée. Pour cela, il doit réunir des alliées et organise donc avec l’aide de son allié seigneurial un vaste tournoi afin d’établir sa sélection.
Si les affrontements font la part belle au récit, peu à peu ont découvre un Munde plus riche qu’un tas de muscles et des compétences guerrières hors-norme. Le personnage a une éthique, des valeurs, un vrai passif héroïque et un honneur qu’il est prêt à remettre en question pour laisser parler ses propres désirs. Il respecte ses pairs, mais aussi les petites gens. Quant à l’intrigue basique de la quête, elle se mêle à des intérêts politiques et à une conclusion inattendue même si certains éléments se dessinent sur la fin.
Par ailleurs, l'écriture est agréable, claire et entraînante.
En conclusion, ce récit est agréable à lire, pour les amateurs d’une fantasy d’actions, quelque peu « surtestotéroné ».
Les perles d'Allaya de Gabriel Feraud
Éditions Le Grimoire (imprimé en France)
illustrations de couverture : Sébastien Grenier
350 pages (20 €)
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