Après les derniers livres que j’ai exposés sur mon blog, voici de quoi sourire et, pourquoi pas, philosopher sur l’importance de la Mort !
Evidemment, dit comme cela, ce n’est pas un sujet des plus drôles, mais l’Arracheuse de Temps est un divertissement avant d’être un essai (Publié chez Sarrazine Editions).
Poésie et humour se mélangent dans ces quelques contes mis bout à bout pour faire un tout. Reflet des légendes d’autrefois raconté à la lumière d’un feu de bois, chaque histoire met en scène sa figure locale, elle a à sa chute et sa petite morale. La Mort fait sa tournée à Saint-Elie-de-Caxton, petite ville québécoise et cette Translivide au phrasé laconique ne nous laisse pas de marbre.
Car Fred Pellerin, le bien surnommé vient de la Belle Province, ce qui, apporte un charme supplémentaire au texte avec ces tournures de phrases et ces expressions que nous trouvons si pittoresques. Il faut dire que l’auteur a le bonheur de rajouter sa propre sauce. Entre jeux de mots, images et rythmique des récits, le texte est un vrai régal linguistique et ce, même, s’il faut bien l’avouer, parfois nous y perdons notre latin et devinons plus le sens global que le détail de certains particularismes.
Et pour ceux qui n’arriveraient pas à attendre ce charmant accent québécois à travers les lignes de l’auteur, Ô bonheur, l’ouvrage est accompagné d’un CD. On y retrouve une partie de ces contes, extraits du spectacle du même nom (dont la tournée en France vient hélas de s’achever).
Tout cas, c’est à découvrir pour le fun.
Gros Becs à tous.