A l’instar de Kick-Ass, le Frelon Vert est Un OVNI sur la planète Super Héros.
A l’origine le Frelon Vert est une série radiophonique de G.D
Trendle reprise par W.Dozier pour en faire une série télévisée qui fut diffusée en 1966 aux USA et en 1986 en France.
Le concept reste proche de Batman, dont une première série éponyme fut diffusée à la même époque. Dans l’un des épisodes, le Frelon Vert et Kato font d’ailleurs une apparition.
Le Frelon Vert n’ayant pas séduit le public, la série s’est arrêtée au bout d’une saison de 26 épisodes. Pourtant, plus tard, elle deviendra culte par la présence de Bruce Lee incarnant Kato, son premier rôle d’acteur aux Etats-Unis.
Dans le film de 2011, réalisée par Michel Grondy, Brit Reid (Seth Rogen) est un dilettante, fils d’un grand patron de presse avec lequel il n’a guère d’affinité. Il hérite du Daily Sentinel à la mort de celui-ci; travail pour lequel il n’a aucune vocation. Il ne semble d’ailleurs avoir de vocation pour aucun emploi.
Il va se lier d’amitié avec un des employés de son père : Kato (Jay Chou), un petit génie de la mécanique et maître en art-martiaux. Lors d’une sortie vengeresse contre le défunt père glorifié par tous, ils viennent au secours d’un couple. Outre le fait d’aider son prochain, idée reléguée au second plan, ils trouvent cela si existant et si fun qu’ils décident de jouer les héros ; le Frelon Vert est né.
Rien d’original en cela ? Si bien sûr, car nous sommes face à des héros plus motivés par le plaisir de l’action que par la volonté de faire le bien même si c’est aussi leur objectif, mais pas forcément leur motivation.
Kato, l’acolyte (side-kick en VO) est non seulement l’homme fort du groupe mais aussi le plus réaliste et le plus prévoyant, laissant au Frelon le rôle de faire-valoir. Une inversion comique des personnages d’autant que Brit se considère comme le Héro du groupe et la tête pensante.
Quant à l’ennemi, Chudnofsky (Christoph Waltz), peu à peu il devient tout aussi décalé. La scène d’introduction du film est d’ailleurs mémorable avec un petit côté Pulp Fiction pas déplaisant.
Des personnages d’autant plus décalés puisque, comme je le disais, c’est le fun qui mène leur action. Deux adolescents attardés de 30 ans qui s’amusent à incarner des héros, qui se chamaillent et qui (excusez-moi l’expression) jouent à celui qui aura la plus grosse.
La 3D est plutôt réussi même si souvent on al’impression d’avoir plusieurs plan 2D superposés et si elle n’est pas sortante de l’écran (dommage sur les explosions entre autre). Elle vaut le coup pour les scènes de combat où Kato passe en mode accélérée, mais n’est sans doute pas indispensable.
Un film d’action étonnant et souvent détonnant qui a le grand mérite d’être aussi du second degré.
Le Frelon Vert nous fait passer un bon moment entre humour et action.