Le Palais Adamantin est la résidence de l’Orateur des Royaumes. Son rôle de conciliateur entre les différents seigneurs est primordial puisqu’il permet d’assurer une paix durable entre les royaumes.
Tous les dix ans un nouvel orateur est désigné par son prédécesseur parmi les rois et reines-dragons. Désigné sauf s’il y a une contestation, dans ce cas il y a vote à la majorité des seigneurs présents.
Or, la gouvernance d’Hyram touche à sa fin. Bientôt il devra choisir son remplaçant ; selon un accord ancien, il devrait désigner la Reine Shezira. Oui, mais rien n’est joué jusqu’au jour du vote ; des complots se trament.
Au cœur de ceux-ci le Prince Jesla. S’il est l’amant secret de Zaphir, fille unique de la Reine Aliphera, le prince est aussi le promis de Lystra, troisième fille de Shezira.
Le cadeau de mariage de la Reine Shezira à son gendre doit être une magnifique dragonne blanche. Seulement, durant le long trajet qui doit mener « la blanche » à son futur maître, le cortège est agressé, Neige fuira sans son cavalier.
Or, la puissance des Royaumes reposent sur le nombre de dragon qu’ils contrôlent. Plus aucune de ces créatures à la puissance sans commune mesure n’existe à l’état sauvage ; tous sont sous le contrôle d’un écailleux, d’un écuyer ou d’un chevalier et dans tous les cas de la mystérieuses et toute puissance guilde des Alchimistes.
En quoi la disparition de « la blanche » peut-elle menacer l’ordre établi ? Voilà une intrigue qui vient s’ajouter aux jeux de pouvoirs et de manigances pour le pouvoir suprême d’Orateur.
Une histoire qui met en scène de nombreux personnages, allant des Rois et Reines-dragons aux simples écailleux ou mercenaires. Les différentes intrigues sont intéressantes, même si, au final, on peut regretter qu’elles ne soient que juxtaposées sans se répondre l’une à l’autre.
Le jeu de Jehal dit la Vipère et de la princesse Zaphir est complexe. Même si l’idée du but final est assez claire, le moyen d’y parvenir ne se comprend qu'à la fin, ce qui est plutôt agréable.
Le cadeau des Taiytakei est sans doute sous exploité et l’on regrettera que ce peuple n’apparaisse pas plus dans ce premier tome. Il faut imaginer qu’ils seront développés dans les tomes postérieurs.
Techniquement l’intérêt se maintient durant tout le roman. Quelques répétitions (qui ne semblent pas être un effet de style) pourront surprendre. A qui la faute ? Texte d’origine ou traduction ?
Sans être un livre mémorable, Le Palais Adamantin, premier tome des Rois-dragons, se laisse lire. L’intérêt croît sur la fin du récit. Agréable, il est probable que j’emprunte le deuxième tome à mon frère quand l’envie me prendra.
De Stephen Deas, traduit chez Pygmalion Fantasy.