Voilà un film que je n'aurai pas ét voir spontanéement si je n'y avais pas été invité par mes enfants (10 et 13 ans) et mes épouses. A posteriori, je ne regrette pas de mettre laisser entraîner dans cette pré-Histoire.
Grug, chef de famille est un père surprotecteur et un conservateur forcené. Sa devise se résume à : "La Nouveauté, c'est Mauvais". Pour protéger sa famille, la vie se résume donc à de brèves sorties hors de LA Grotte qu'il referme consciencieusement avec une énorme pierre. Notons au passage, la force exceptionnelle de nos amis ainsi que leur agilité et leur résistance fabuleuse.
Bien évidemment, cet enfermement rentre en collision directe avec les aspirations de Eep, sa fille, adolescente en soif de découvertes, de nouveautés et sans aucun doute de liberté. En clair, des aspirations bien naturelles de tous ados, de toutes époques.
Au détour d'une escapade - non autorisée - Eep va rencontré Guy, un jeune-homme orphelin plus proche de l'Homo sapiens que du cro-magnon. Bref avec un cerveau et des aspirations dont la première est de sauver sa vie en gagnat un pic double pour échapper à la "fin du monde".
Et cette fin du monde semble bien avoir lieu, chassant les Croods de leur grotte pulvérisée. Grug doit trouver un nouvel abri à sa famille, échapper aux animaux féroces et surtout se confronter à l'inconnu et à ce nouveau monde plein de dangers. Sans parler que Grug se méfie de ce Guy dont l'intelligence et la liberté fait vibrer Eep qui ne semble plus vouloir écouter son père.
Voilà un classique conflit de révolte adolescente face à l'autorité / rigidité parentale, remis à la sauce préhistoire et humour. Mais aussi une opposition entre la force brute et la réflexion.
Un film d'animation tout public qui séduira les jeunes et les moins jeunes.
Un film vitaminé et louffoque qui sur une première grande moitié ne nous laisse guère de répit.
Cette excentricité est parfaitement assumé par une préhistoire imaginaire aussi bien sur la flore que sur la faune et une palette familiale bien arrachée. de Thunk le frère décérébré à Gran la grand-mère résistante. Notons que ce monde n'a rien de réalisme et que la migration des continents ne s'est pas fait en "trois jours".
Autre source d'humour : la confrontation de la "modernité" et de "l'intelligence" incarnée par Guy face au conformisme grégaire.
Plusieurs scènes nous arrachent des rires sans mal : les deux chasses, la découverte des chaussures, du feu et j'en oublie sans aucun doute.
Le dernier tiers du film s'essouffle un peu côté humour pour laisser place à l'épopée et à la relation père / fille, mais ne nous laisse pas sans sourires.