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UNDER THE SKIN
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Au milieu de productions très mercantiles de l’été ou très ciblées, Under The Skin apparait comme un OVNI.

Sur un scénario et une réalisation de Jonathan Glazer, « Under The Skin » nous invite à suivre l’évolution d’une extraterrestre Laura (Scarlett Johansson). Venue avec quelques-autres membres de son peuple sur Terre, elle a revêtu une peau humaine et circule afin de séduire des hommes seuls et sans attaches. Sous la promesse d’un rapport sexuel, elle les conduit jusqu’à une maison servant d’abri à leur vaisseau où ils subiront un horrible destin. Ce jusqu’au jour où elle est touchée par la race humaine, en particulier grâce à un homme brisé (Adam Pearson, acteur atteint de neurofibromatose)

               

Loin de son rôle musclé de la Veuve Noire (ou Black Widow dans Avengers) ou moins musclé de Lucy, Scarlett Johansson incarne ici un personnage énigmatique et très silencieux – le film a très peu de dialogues. Outre les actions de Laura, l’évolution du personnage s’affiche dans la subtilité du jeu de l’actrice, son regard et ses attitudes. Un pari réussit.

La lenteur de l’évolution de Laura se traduit dans le rythme du film. On ne sait pas exactement où le scénario veut nous mener durant plus de la moitié du film où se succède des enlèvements d’homme selon un schéma assez répétitif. Toutefois c’est a posteriori de cette première partie qui nous mène au début du revirement de Laura que l’on appréhende l’importance de cette apparente temporisation. Le spectateur se réapproprie alors les rares éléments prémisses du changement de point de vue de Laura.

Autre point fort du film, la mise ne musique, composée par Mica Levi. Les silences prennent toute leur importance, renforçant les pics sonores qui ponctuent le film pour accroitre les moments tragiques et angoissants.

        

Under The Skin s’avère un film intéressant, même s’il peut paraître long et étrange au début. Il nous parle finalement d’humanité ou de la non-humanité de certains.

                

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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