Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

CHEVAUX DE FOUDRE
Publicité

Alix est une jeune Gauloise qui d’entrée de jeu est plongée dans le désastre pour se retrouver propriété de Caïus, un romain. Celui-ci possède un ara de chevaux de course… Pas n’importe quels chevaux, il s’agit de fulgurs !! En effet, « petite » différence avec notre antiquité : ce monde est balayé par de puissants orages et il existe une race spécifique d’équins qui captent la foudre et la délivrent. Des compétitions potentiellement mortelles pour les cavaliers existent, des attractions plus populaires que tous les jeux du cirque et autres gladiateurs.

Alix se retrouve donc dans le camp des Rouges avec Isia le fulgur sauvage qui a été capturé en même temps qu’elle. Et son seul allié potentiel est le beau Marcus, jockey star de Caïus. Alors que la grande course des Déluges approche, Alix pourra-t-elle aider Marcus à dompter le fougueux Isia ? Pourra-t-elle changer les mentalités ? Le livre vous le dira.

 

« Chevaux de Foudre » est un roman jeunesse (plus de 11 ans) ; le déroulement de l’histoire et les personnages s’inscrivent dans ce registre, ainsi que l’écriture même si celle-ci intègre parfois des mots plus recherchés (rien d’insurmontable cependant).

L’auteure, Aurélie Wellenstein, met une nouvelle fois des chevaux en scène, démontrant sa bonne connaissance de ces animaux et de l’équitation qu’elle met au profit de ses histoires. Toutefois comme dans « le cheval et l’ombre » ou la nouvelle « L’épouse du kelpie » (dans Magie Celtique), ses chevaux sont bien plus qu’ordinaires. Ici leur lien avec la foudre en fait des animaux dangereux et plus sauvages que leurs congénères libres. Une belle invention qui unit la puissance des orages et la force de l’étalon Isia.

L’auteure oppose également le dressage en douceur au dressage en force, dénigrant bien entendu (et bien heureusement) ce dernier symbolisé par les Romains.

 

Par contre elle s’attarde moins sur le contexte. L’époque et le mode de vie romain sont évoqués sans plus et l’esclavage d’Alix et de ses pairs apparaît plutôt doux – mais il est vrai qu’il est dit que Caïus est un bon maître. Aurélie Wellenstein n’insiste donc pas sur cet aspect ni sur la rudesse d’une telle condition, n’en faisant pas le propos central de ce roman.

 

Après un début fracassant, le récit prend le temps de se poser sur la préparation à la course, ou la relation entre Alix et Marcus avant de repartir à la charge sur les courses du Déluge. Certains éléments ne sont, à mon sens, pas assez exploités, comme Cornélius, les colliers pour les fulgurs ou les conséquences psychologiques des événements qui ont conduit Alix chez Caius. Même si le personnage évoque parfois cette souffrance, je trouve que sa personnalité ne s’en ressent pas assez.

 

« Chevaux de Foudre » est encore une belle prestation jeunesse d’Aurélie Wellenstein. Même si l’histoire se termine, la fin me semble laisser la porte ouverte à une suite, même si celle-ci n’est pas spécialement annoncée par une numérotation. Qui sait donc si Alix ne reviendra pas ?

 

Chevaux de Foudre est un roman pour les plus de 11 ans, écrit par Aurélie Wellenstein (que j’ai déjà évoqué dans des chroniques précédentes et dont je reparlerai pour "le Roi des Fauves") ; aux éditions Magnard Jeunesse. Le livre bénéficie d’une très belle couverture réalisée par François Baranger.

Publicité
Tag(s) : #Chronique Littérature
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :