Comme le titre l’indique, Tale of Tales est un ensemble de trois contes qui sont présentés en parallèles.
Dans le premier, la Reine de Selvascura (Salma Hayek) veut à tout prix avoir un enfant ce que la nature lui refuse. Elle trouvera un subterfuge assez lugubre pour arriver à ses fins et ce n’est pas un, mais deux enfants qui naîtront ainsi qu’une rivalité.
Dans le deuxième, le Roi d’Altomonte (Toby Jones) pour garder sa fille en âge de se marier auprès de lui, décide d’organiser une épreuve impossible à réussir pour lui trouver un futur époux ; toutefois, rien n’est impossible dans un conte…
Et dans le dernier, le Roi de Roccaforte (Vincent Cassel), à la libido exacerbé, tombe en amour d’une voix magnifique sans savoir que c’est celle d’une vielle femme, Dora (Hayley Carmichael / Stacy Martin).

Si la mise en image de contes traditionnels n’est guère nouveau (Walt Disney y a largement puisé), et si cette pratique à le vent en poupe depuis quelques temps quel qu’en soit le support (Cinéma, TV, romans, BD, comics…) et soit en version original ou détournée, l’originalité de Tale of Tales est de puisé dans un registre moins utilisé : les contes de Giambattista Basile (Italien 1566 ou 75 – 1632). Son recueil « Conte des contes » regroupe 50 histoires dont la première introduit les 49 autres.
Dans ce film on appréciera les forteresses originales des Rois et Reines, l’aspect rural et simple des décors, les costumes et bien sûr le traitement « conte » des trois récits, même s’il n’y a pas de voix off « il était une fois … ». L’esthétique baroque, parfois sensuel ou sanglant, fait beaucoup pour le charme du film (ce qui nous avait attiré au départ).
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Cependant…
Si en eux-mêmes, les trois histoires se tiennent, leurs fins laissent un peu sur notre faim, mis à part celle de la princesse marié plus complète. Celle des « jumeaux » nous laisse en plan un peu trop tôt ne nous permettant pas vraiment de nous projeter (ont-ils compris qui été l’adversaire ? Que vont-ils devenir à présent ?). Et si celle du Roi et de Dora se termine, s’est plutôt abruptement aussi.
Si le rythme lent peut convenir au récit, il est parfois trop poussif et manque cruellement de dynamisme. La quasi-absence d’accompagnement sonore participe à ce sentiment de vide.
Dernier point décevant, l'inetrraction entre les 3 contes est purement artificiels, aucun n'interragissant avec les autres.
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Tale of Tales ne m’a donc pas vraiment enchanté malgré son casting, son baroque et son thème, sans doute du fait d’une réalisation « à l’ancienne ».
