Le jeu est le tout premier roman publié par Jean-Christophe Chaumette en 1989 (à l’époque chez Fleuve Noir), réédité en numérique chez L’Ivre-Book ce qui m’a permis de le découvrir.
Ils sont 8, anciens rôlistes dans l’univers du Jeu (pour ne pas dire Donjon & Dragon). Cela fait dix ans que ce groupe constitué ne s’est pas retrouvé pour une partie commune. Sous l’initiative de Théo, ils se retrouvent tous chez Frédéric pour 3 semaines de jeu, dans une nouvelle campagne avec leurs personnages fétiches et très puissants. L’impatience et l’euphorie sont là, magiciens, voleur, prêtresse, paladin et guerriers reprennent leur rôle tout comme Thorwald l’assassin Loyal Mauvais de Fred. Pourtant et nous le savons tout de suite le Jeu va tourner au drame lorsque Fred va perdre pied.
Pour un premier roman, c’était déjà une belle réussite.
Chaque chapitre interroge un des joueurs ou le meneur de jeu sur les événements. Ainsi les protagonistes reviennent tous les 8 chapitres environ (l’ordre d’apparition varie). Et chaque cycle nous fait avancer un peu plus vers la conclusion, le drame et la révélation.
Chris, psychiatre, est particulièrement intéressant quant à son analyse de la situation où des relations des joueurs avec leur personnage ; des connexions qui parleront aux rôlistes (dont je fais partie). Ainsi David est l’exclu du groupe. D’une catégorie sociale différente des autres, cet éternel frustré et pessimiste joue le Paladin, le plus haut niveau du groupe, parfait et charismatique. Le joueur ne semble pouvoir s’épanouir qu’à travers lui. Un sujet intéressant.
Et puis il y Frédéric, outre que je porte le même prénom, il a étrangement quelques similitudes avec moi (de loin tout de même) dans son évolution vers une zénitude (que je suis loin d’avoir atteint). Autre point commun, c’est qu’après des années sans jeu de rôle, je m’y suis remis et l’on a même recréé notre groupe d’origine depuis 1 an… Dangereux ?
Ce thriller tient en haleine et plongera doucement vers le fantastique. Son thème n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui que l’on retrouvera plus tard dans l’Arpenteur des Mondes du même auteur (Prix Masterson 2001) où cette fois la réalité se confronte à la virtualité d’un jeu vidéo.
À vous de lire…

/https%3A%2F%2Fassets.over-blog.com%2Fb%2Fuser%2Fbundles%2Fbuild%2Fimages%2FLogo-Overblog-Newportal-mini.png%3Fv3.1.0)
