Coïncidence de lecture et de rédaction de mes chroniques (avec du retard), après Apostasie éditée à l’origine par le Chat Noir, je viens vous parler de Lullaby publié par ce même éditeur. Nous restons donc dans un univers gothique et étrange gratifié d’une belle écriture, celle de Cécile Guillot dont je vous ai déjà parlé (entre autre pour Tragic Circus).
L’autrice nous plonge dans les méandres de la vie de Hazel. Cette jeune fille du siècle dernier aime les livres et particulièrement les livres horrifiques. Son désir est de devenir écrivaine, un projet qui va à l’encontre de ses parents qui veulent faire d’elle juste la femme d’un homme. Le clash est inévitable et quand ses géniteurs découvrent ses écrits et devinent également ses inclinaisons, ils décident de l’envoyer dans l’asile dirigé par son oncle. La vie d’Hazel devient un enfer, mais une porte vers le fantastique s’ouvre alors pour le meilleur ou le pire…
Très clairement nous sommes face à un très beau roman court. Le récit fort original démontre une imagination élégante de l’autrice. En plus d’être intrigante, l’histoire porte à réflexions sur des sujets qui demeurent hélas toujours d’actualité, car remis en cause : la place de la femme dans la société ou la liberté de ses attirances amoureuses et sexuelles. À cela s’ajoute un autre propos auquel je suis particulièrement sensible et qui explose dans le récit telle une bombe inattendue. La révélation est forte et fait sens.
Vous aurez compris que je vous conseille la lecture de cette novela qui peut se dévorer en deux heures tout au plus.
Lullaby de Cécile Guillot.
Éditions du Chat Noir 2021 (Imprimé en Pologne).
Illustration de couverture : Mina M.
110 pages (12 €)
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