« 20 ans d’écart » est une comédie française qui surfe sur le sujet des femmes flirtant avec un homme bien plus jeune, thème relancé depuis quelques années avec l’appellation de « couguar ».
Alice Lantins (Virginie Efira), quarantenaire et mère célibataire, est rédactrice en chef d’un journal féminin au nom évocateur de « Rebelle ». Sa position est mise à mal par une « jeunette québécoise » plus excentrique et aux dents longues. Mais une rencontre fortuite dans un avion d’un jeune homme et un quiproquo plus tard et elle se voit affublé de la réputation de couguar.
Se rendant compte que cela réveille l’intérêt de son directeur, elle décide de jouer le jeu et d’aller retrouver l’universitaire Balthazar Apfel (Pierre Niney) dont elle va se servir pour garder son poste. Le souci est que Balthazar ne considère pas cette relation comme une simple aventure et qu’il est tombé amoureux de la dame.
Bien sûr, le spectateur devine assez vite la suite logique et la conclusion de cette histoire d’amour présentée comme unilatérale. Toutefois le film ne tombe pas dans une platitude qui aurait été possible, ni dans un trop plein de clichés. Le scénario joue de la situation et du milieu dans lequel Alice doit évoluer pour renouveler les traits d’humour.

Pierre Niney, de la comédie française, confirme son talent d’acteur dans l’incarnation de ce jeune homme transi d’amour. Virginie Efira tient plus que correctement son rôle de quarantenaire en perdition et en négation. Les courtes apparitions de Charles Berling dans le rôle du père de Balthazar sont d’une belle truculence.
Un bon jeu d’acteurs pour une comédie joviale où sourires, amusements et crises de rires se succèdent sans humour lourd ou potache. Un très agréable divertissement que je vous recommande.