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Voici un préquel du bien connu conte du « Magicien d’Oz ».
Ce conte pour enfant a été écrit en 1900 par L. Franck Baum (1856-1919). Les personnages et les événements de cette histoire refléteraient la crise économique subie par les agriculteurs de l’Ouest américain quelques années auparavant.Pour mémoire celui met en scène Dorothy envoyée par une tornade dans ce monde magique où elle croisera la route de l’épouvantail à la recherche d’un cerveau, du lion peureux en quête de courage et de l’homme en fer blanc voulant désespérément un cœur. Tous suivent Dorothy jusqu’à la cité de jade où réside le mystérieux magicien d’Oz qui pourra réaliser leurs rêves et renvoyer Dorothy dans son Kansas natal.
« Le monde fantastique d’Oz » se penche sur l’origine du Magicien d’Oz et des méchantes sorcières de ce monde.
Oscar Diggs (James Franco), est un prestidigitateur de foire tout à fait correct, mais aux faibles recettes et plutôt charmeur (comprendre coureur de jupons) qui va être emporté jusqu’à Oz par une tempête à bord d’un dirigeable.
Reconnu comme le sauveur potentiel d’Oz, par Evanora (Rachel Weisz), tout de rouge vêtue, il sera conduit à la cité de Jade auprès de sa sœur, la manipulatrice Théodora (Mila Kunis). Cédant à l’appel de l’or, il accepte le rôle de « Magicien d’Oz », remplaçant du défunt roi. Toutefois pour prouver qu’il est celui désigné par la légende, Théodora lui demande de passer une épreuve et de vaincre la méchante sorcière Glinda (Michelle Williams), responsable de la mort du Roi, son père.

Aidé du singe volant Finley (Zach Braff pour la voix) Oscar part donc sur la fameuse route de brique jaune pour aller affronter la sorcière afin de briser sa baguette. Il croisera la route de la petite fille de porcelaine China Girl (Voix par Joey King) au magnifique village brisé.

Mais tout n’est pas rOz ou pays d’Oz. Ni Glinda, ni Théodora ne sont celles que l’on croit. Quant à la pauvre Evanora qui se croit bafouée, elle va bien changer…

« Le monde fantastique d’Oz » est clairement un film pour les enfants et jeunes adolescents, même si les plus jeunes verront de la magie, là où il n’y a que technologie manquant ainsi un des propos du film.

La direction des acteurs est adaptée au public visé ; les rôles sont surjoués et le discours est convenu. Même s’il y a un double jeu de certains personnages, celui-ci est vite éventé pour les stéréotyper. L’ambigüité d’Oscar échappera partiellement aux plus jeunes, tout comme l’intérêt des rôles miroirs dans Oz par rapport à la réalité.
Le monde d’Oz est magnifiquement mis en image, avec de vrais beaux morceaux de 3D dedans (L’arrivée en ballon nous plonge littéralement dans les chutes d’eau). A noter un magnifique générique de début.
Les clins d’œil à quelques autres contes (Le chaperon Rouge Blanche Neige, Alice au pays des Merveilles…) sont sympathiques et reflètent cet engouement actuel du cinéma et de la télévision pour ceux-ci.
L’aventure est bien sûr au rendez-vous et l’on sursautera à quelques reprises. Quant à la stratégie finale d’Oscar, elle ne manque pas d’ingéniosité.
Pour ceux qui ont vu le film « le Magicien d’Oz » (1939) avec Judy Garland (1922 – 1965) dans le rôle de Dorothy, vous constaterez que Walt Disney a repris les décors et les costumes, gardant ainsi l’atmosphère de cette comédie musicale incontournable, créant une continuité réelle entre ces deux films séparés de 74 ans. Ils vont même jusqu’à reprendre l’opposition du début entre le noir et blanc du monde réel et la couleur du monde d’Oz. Une très belle transition marquée par le plan d’ensemble. Ce contraste accentue le grandiose et le chatoyant d’Oz par rapport à notre Terre.
Cerise sur le gâteau, comme je l’ai dit, « le Monde Fantastique d’Oz » met en place tous les personnages, des sorcières au magicien en passant par la personnalité de ce dernier.

Dans la catégorie jeunesse, « Le Monde Fantastique d’Oz » s’en sort avec les honneurs ; une belle histoire qui plaira à nos chères têtes blondes (ou brunes ou rousses), tout en restant regardable par les parents.

En tant que fan de MJ, il m’est impossible de ne pas citer la version musicale afro-américaine très kitsch du Magicien d’Oz : The Wiz (1978, adapté de la comédie musicale au théâtre créé en 1975) qui vaut, bien sûr pour la prestation de Michael Jackson en épouvantail avec dans le rôle de Dorothy, Diana Ross, bien trop âgée pour le personnage ce qui nuit à un film qui ne restera pas dans les mémoires.