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muriel barberyDe Muriel Barbery, édité la première fois en 2006 aux éditions Gallimard, puis chez Folio.

 

 

Film élégance du hérisson

Un livre donc pas si récent, un Best Seller, vendu à plus de 1 million d’exemplaires (à quand la même chose pour le Cycle de l’Eveil ?)

et adapté au cinéma en 2009 avec Josiane Balasco dans le rôle titre (je ne l’ai pas vu).

  

Bref, pourquoi n’en parler que maintenant ?

                                                          Simple, je viens juste de le lire.

 

 

Trois destins vont se croiser dans ce livre :

 

* Renée la cinquantaine passée, autodidacte et concierge dans un immeuble parisien de la riche bourgeoisie. Marquée par son passé, elle décide de jouer à la perfection son rôle stéréotypé de concierge et de garder pour elle ses nombreuses connaissances qui vont de la philosophie à la littérature en passant par l’art, la musique et le cinéma (d’auteur, mais pas seulement). Depuis la mort de son mari, elle vit seule avec son chat Léon (référence à Tolstoï) et reste dans son rôle et sa discrétion, presque invisible aux habitants du 7 Rue de Grenelle.

 

* Paloma, bientôt 13 ans, fille d’un « diplomate » et d’une mère psychanalysée, avec une sœur ainée très superficielle. Elle, Paloma a un QI très supérieur, mais le cache à tous. Las d’une vie qu’elle pense ne mener à rien ou au mieux à des faux semblants et des compromis de vie sans intérêts, elle a décidé de s’épargner cette future vie adulte en se suicidant lors de son prochain anniversaire. Pas un acte de désespoir, mais plutôt un acte réfléchi sur l’inutilité de la vie…selon elle.

 

* Alors vint Kakuro Ozu (plus tard dans le roman), parent éloigné du cinéaste Ozu, homme cultivé ET intelligent (celle du cœur). Nouvel habitant, il va bouleverser la vie de Renée, mais aussi dans une autre mesure celle de Paloma.

 

l'élégance du hérisson

  

Voici un roman agréable à lire, avec tendresse et humour en douceur qui nous fait partager les connaissances mais surtout les réflexions philosophiques de Renée et Paloma. La vie et la condition sociale y sont analysées à travers les réflexions des deux femmes de quoi nourrir aussi nos cerveaux avides de pensées.

Quelques efforts intellectuels sont donc demandés au lecteur, d’autant plus si certaines connaissances lui manquent (et ce fut mon cas) sur les peintres Hollandais, le cinéma d’Ozu ou la psychanalyse par exemple. Mais rien d’insurmontable tant le plaisir est là, même s’il faut relire posément certains passages.

 

La fluidité sociale et les conditions qui font d’une vie qu’elle soit « heureuse », épanouie et justifié sont au cœur du débat. Comment définir le bonheur et surtout par rapport à quoi ? est une des grandes questions du livre, aussi bien à 50 ans qu’à 13 ans.

 

La fin est des plus inattendues. Je ne dirai donc rien, même s’il est difficile de parler de ce roman et de sa portée intellectuelle tant cette fin peut remettre tout le discours du livre en perspective en bien ou en mal, je vous laisse juge.

 

Un roman divertissant et enrichissant.

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Tag(s) : #Chronique Littérature
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